Ces habitations présentent une architecture résidentielle tropicale simple et fonctionnelle, caractéristique d’un habitat construit en réponse au climat pluvieux. La première maison, à gauche, possède une toiture à plusieurs pans, relativement basse et débordante. Cette forme facilite l’évacuation des pluies et protège davantage les façades. Son plan est allongé, de plain-pied, avec une succession régulière d’ouvertures. Les murs sont maçonnés puis enduits, donnant une finition plus homogène. La maison de droite est plus dépouillée. Construite en blocs de béton apparents, elle présente un long volume rectangulaire couvert par une toiture à deux pentes en tôle ondulée. L’absence d’enduit laisse apparaître directement le système constructif. Les fenêtres sont simples et relativement petites. Un élément particulièrement intéressant est l’espace généreux laissé autour des bâtiments. Les maisons ne saturent pas la parcelle : elles entretiennent une relation directe avec une grande cour engazonnée et les arbres existants. Le grand arbre central devient presque un élément de l’architecture, apportant naturellement ombre et fraîcheur. On retrouve donc plusieurs principes pouvant participer à une identité architecturale de la Ngounié : maisons basses et allongées, toitures à deux ou plusieurs pans, grandes parcelles ouvertes, présence importante de la cour et des arbres, simplicité des façades et adaptation aux fortes précipitations. Ce sont précisément ces caractéristiques qu'une architecture contemporaine de la Ngounié pourrait conserver, tout en améliorant les matériaux, les finitions, les débords de toiture, la ventilation, le drainage et le traitement des façades.

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