jeudi 24 septembre 2026

mercredi 23 septembre 2026

Jet lits des 9 provinces




Fauteuils en rotin

 


Baka pagne gabonais

 


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Pagnes Gabonais



 

La royauté au Gabon


Quelques chefs gabonais acquirent ainsi une certaine notoriété jusqu’au-delà de leurs tribus respectives, tels les divers « rois » de l’Estuaire du Gabon qui traitèrent avec les autorités de la Marine, aux débuts de la colonisation française.
Le roi Denis Rapontchombo, du clan des Assiga, dont la renommée s’étendait jusqu’au Cap Lopez et au Fernan-Vaz, en passant par le Bas-Ogowè, le roi Louis Dowé et le prince Glass, du clan des Aguékaza, le roi Georges Rassoundji chez les Agulamba.
Au Fernan-Vaz, le Ré-Ngondo, chef du clan des Avogo (de son vrai nom Ré-Ntcholo, « l’enclume »), décédé une vingtaine d’années avant l’arrivée de l’explorateur du Chaillu dans ce pays, avait fait de la plaine Anyambiè, vers le Cap Sainte-Catherine, le point central de la tribu des Nkomi.
Ceux-ci se dispersèrent après sa mort.
Dans la région du Rèmbo-Nkomi, au village de Ngumbi, Nkombé-Nguengueza, du clan des Aboulia, avait le monopole du commerce de cette riche région.
Il favorisa du Chaillu et l’aida à pénétrer chez les Rakèlè et les Eshira, en direction de la Ngouniè (1858).
Il y avait aussi Mayenge Numbu il regna sur tout le sud ouest pays (1860)
Chez les Galwa, le chef le plus connu fut le roi Nkombé, du clan des Anouva, surnommé le « roi-soleil » par les explorateurs Marche et Compiègne, par allusion à son nom indigène.
Chez lui au grand village d’Adolinanongo, s’installèrent les premières factoreries européennes.
Il mourut empoisonné en (1873).
Chez les Enenga, voisins des Galoa, on cite à la même époque Ranoké, du clan des Azondo, le roi aveugle, Rempolè du clan des Adyéna, qui fournirent des équipes de piroguiers à Savor- gnan de Brazza et à ses devanciers pour leurs expéditions dans l’Okanda (Haut-Ogowè).
Au Cap Lopez, chez les Orungu, il faut signaler tout d’abord le fameux Rogombè, du clan des Aziza, universellement connu pour son humeur batailleuse.
Son souvenir subsiste encore aujourd’hui dans l’expression « nguwa ya Rogombè » la grande guerre de Rogombè, pour désigner l’époque troublée où il régna.
Après lui, les chefs Ombango, dit Ikinda ou le roi Pascal, et Ragnognuna, du clan des Aguendjé, du village Ossèngatanga, eurent aussi leur moment de célébrité chez les Orungu.
Du Chaillu fut l’hôte de Pascal en (1856).
Vers la même époque, dans la rivière Monda, vivaient deux grands chefs de la tribu des Béseki ou Assékiani, les rois Kienlinwin et Boulabène.
Un troisième, non moins célèbre, Abouloué- Mpeka, du village Mèdèkèlo, draina longtemps vers la côte tout le commerce de l’arrière pays.
Au sud, vers la Ngouniè, on cite les chefs Bakèlè Ndimba, la terreur des Bavili, des Ivea et des Mitsogo, finalement vaincu au village Mubu, à une heure de marche des chutes Samba et tué d’un coup de fusil, en (1898) Nkualibandja, du clan Sassènghé, installé sur une hauteur aux confluents de l’Ikoï pour arrêter au passage et piller les pirogues des maisons de commerce.
Et le féroce Mangondé-Makoulé, issu de mère nzabi, devenu grand trafiquant et chef puissant du village Ndamba, dans le Haut-Ikoï.




Chez les Bavili de Sindara, on se rappelle les grands chefs d’autrefois Dabubala, du clan Muva, et Mbongo-ma-Kdjembo, qui mit fin aux incursions des Bakèlè par sa victoire sur Ndimba.
Chez les Eshira, le vieux Mulenda hébergea chez lui l’explorateur du Chaillu, vers le milieu du siècle dernier.
Plus tard, il y eut:
Ntsigu-Bibalu, du clan Budyègui, dans le Bas-Doubiguiet (région de Fougamou) et surtout Ngossi-Guitso, du clan Pugura, qui donna son nom aux Eshira des plaines ou Eshira-Ngossi, pour les distinguer des Eshira-Kamba et des Eshira-Tandu.
À noter de même, dans le Haut-ogooué, région de Franceville, chez les Mindumu, Nguimi, chef du village Minaï, du clan des Assikuya, qui aurait traité avec Mr de Brazza
lors de sa première exploration en (1875).
Parmi les chefs qui eurent maille à partir avec les autorités françaises, vers le début de ce siècle, il convient de retenir le nom d’Emane-Tole, du clan Ebèghe-Mengolle, chez les Fang, qui essaya de soulever la région de Ndjolé et fut déporté à Brazzaville, et celui de Mombè, grand sorcier et agitateur du pays mitsogo qui terrorisa pendant longtemps les environs de Mouila.
Chez les Fangs du Nord, il y eut Eyi Nkoa, le chef du village Obout qui chassa les colons à la fin des années (1890).
Parfois aussi, à la tête d’un clan ou d’un village, il s’est trouvé une cheffesse, une femme exerçant l’autorité.
C’est ainsi qu’à la fondation de la Mission de N.-D. des Trois-Epis à Sindara, le Supérieur eut à traiter avec la cheffesse Makovè, du clan Mouva, pour l’acquisition d’un terrain au lieu-dit Duanimèna, en (1899).
Dans la région de l’Ofoubou, en pays eshira, il y eut longtemps une cheffesse remarquable, du nom de Kumba-Mungueka, du clan Mussanda, décédée en (1936).
Au pays des Banzabi est morte le 10 octobre (1937) la vieille Kengué, surnommée Bipuma (les nuages), autrement dite la « cheffesse au képi », du village Ndèndè, clan Bassomba ou Barouli.
On l’a caricaturée sous le nom de Bipotim-Bipoum.
N’empêche que c’était une maîtresse femme qui savait mener ses gens et a rendu bien des services aux Européens de passage, en les ravitaillant.
Deux années auparavant (1935) décédait à Iguèla, chez les Ngowè, la grande cheffesse Mburti-Akosso, du clan Mandi, chez laquelle se traitaient toutes les affaires importantes de la tribu.
Aux environs de Libreville, on cite la reine Massa, morte en (1891), mère de (07) enfants, et chefesse incontestée de la pointe Ovèndo et de l’île Dambè ou Coniquet.
A ces noms nous ajouterons celui de la célèbre cheffesse galoa, Ivendo qui, d’après la tradition, aurait mené au combat tous les guerriers de son clan contre ceux d’une tribu ou d’une famille voisine qui avaient attaqué leur village.
En (1886), les Enenga avaient à leur tête un « roi » et deux « reines ».
Ces deux reines, Evindo et Mbumba, avaient la même autorité que le roi Ranoké.
Chose curieuse, Evindo, Mbumba et Ranoké étaient aveugles.
Enfin, pour clore la liste des femmes gahonaises de grand renom, nous signalerons Mbataganga, dont le nom signifie « siège ou trône magique ».
Elle gouverna longtemps le clan des Awandji tant sur le littoral où elle vécut d’abord que dans le Ntchonga-Ntchinè, au fond de la lagune du Fernan-Vaz où elle se retira plus tard avec tous ses gens, à la suite des démêlés qu’elle eut avec d’autres chefs Orungu.
Jamais une femme ne fut si puissante, ni si sage que Mbataganga, proclame un dicton du pays : Omwanto e’re penda, tomberepa Mbataganga.
Jean Manola.

Porte fang

Maison du Haut-Ogooué — La Maison des Plateaux Style : Néo-vernaculaire tropical contemporain

 


Tropical contemporain

Une maison contemporaine inspirée des paysages minéraux et des grands plateaux du Haut-Ogooué. Son architecture associe pierre, bois et teintes de terre à de larges toitures protectrices. Ouverte sur la végétation et organisée autour d’espaces ombragés, elle propose une interprétation contemporaine de l’habitat tropical gabonais.

Architecture vernaculaire rurale tropicale en bois

 


Et, dans le contexte du Gabon :Picture of The interior road from Oyem to Libreville runs through various small villages | Bitam | Gabon