L’organisation peut donc se lire ainsi : entrée du village → grand
e cour communautaire → cases disposées de part et d’autre → cuisines et douches derrière les cases → corps de garde au fond du village → forêt.Le corps de garde occupe une position particulière. Contrairement aux cuisines et aux douches, qui appartiennent aux espaces domestiques arrière, il constitue un équipement communautaire. Placé au fond et visible depuis la cour, il forme un point de référence dans la composition du village et peut accueillir les réunions, les échanges et différents moments de la vie collective selon les usages de la communauté.
Modèle urbanistique contemporain inspiré du village traditionnel gabonais
Ce modèle propose une transposition de l’organisation spatiale du village traditionnel gabonais dans la ville contemporaine. Il ne s’agit pas de reproduire les anciennes cases, mais de conserver la logique qui structurait le village : centralité de la communauté, organisation des habitations autour d’un espace collectif, séparation des fonctions domestiques et présence d’un équipement communautaire majeur au fond de l’axe.
Dans le village traditionnel, la grande cour constituait le cœur de la vie sociale. Dans sa version moderne, elle devient une grande place centrale paysagée, piétonne et multifonctionnelle, pouvant accueillir jardins, fontaines, marchés temporaires, cérémonies, manifestations culturelles, rencontres et loisirs.
Les anciennes cases disposées autour de la cour sont remplacées par des maisons contemporaines, villas, immeubles résidentiels de faible ou moyenne hauteur et bâtiments mixtes. Ils encadrent la place et créent un quartier à échelle humaine plutôt qu'une succession de constructions isolées.
À l'arrière des zones principales sont regroupées les fonctions de service : logistique, cuisines collectives, stockage, maintenance, gestion des déchets et installations techniques. Cette organisation reprend le principe traditionnel consistant à préserver le cœur du village pour la vie collective tout en rejetant certaines fonctions domestiques et techniques vers l'arrière.
Le corps de garde, traditionnellement situé au fond du village, est réinterprété comme le bâtiment symbolique terminant le grand axe : centre communautaire, culturel ou administratif, maison des citoyens, salle des cérémonies ou équipement civique. Il devient un repère architectural visible depuis l'entrée du quartier.
Ainsi, la composition générale reste :
ENTRÉE → GRANDE PLACE COMMUNAUTAIRE → HABITATIONS LATÉRALES → SERVICES À L'ARRIÈRE → CORPS DE GARDE / CENTRE CIVIQUE
Pour Design du Gabon, je donnerais à ce concept le nom de « Urbanisme néo-vernaculaire gabonais » ou, plus précisément, « Modèle urbain gabonais à cour communautaire ».
C'est une approche intéressante pour imaginer une ville gabonaise moderne : la technologie et l'architecture peuvent évoluer, tandis que la structure spatiale conserve certains principes du village traditionnel — communauté, centralité, proximité et hiérarchie des espaces.
A l'image de civic center Shenzen









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