HABITAT RURAL AU GABON En dehors des Pygmées, toutes les ethnies locales employaient pour la construction des parois, l'écorce déroulée et martelée d'okala (Xylo- pia Acthiopica), parfois épluchée d'ovôc (Clestopholis patens) ou la longue palme effeuillée du palmier raphia ou du Sclerosperma fixées à une armature de piquets fichés dans le sol. Du Chaillu explique, à pro- pos d'une maison Mpongwé, qu'à ces pieux on ajuste adroitement des planches de bambou, une rangée en dehors, une autre en dedans, et les fissures sont remplies par des feuilles de palmier ; ainsi les murs sont lisses et polis, et d'une netteté parfaite. La charpente du toit, en palmes ou en bambous de Chine (Bambusa vulgaris Schrad), formait toujours une double pente. Elle était recouverte de «tuiles» ou «pailles» confec- tionnées avec des folioles de palmier de raphia (ebzi). Sur le toit étaient jetées une double série de gaulettes équidistantes destinées à maintenir les «pailles» en place pendant les coups de vent qui précèdent les tor- nades (6). Certaines cases pouvaient être entièrement confectionnées en matériaux totalement issus du palmier (Sclerosperma Manii Wendl): parois en tiges de palme juxtaposées, charpente de même, couverte de tuiles de folioles. Ce style de construction était plus particulièrement
répandu pour les cuisines. (PI. II, 3). En zone de savane, où les peuplements d'arbres propices sont sou- vent limités à des galeries forestières, la ressource du palmier raphia est la seule solution pour la case alors couverte d'un gros matelas de grami- nées de savane parfaitement imperméable. Certaines cases étaient entiè- rement montées en vannerie de palmier rotin (murs, portes, fenêtres) mais en pays Obamba et Akélé, la porte principale de la case était faite
d'un panneau unique de bois sculpté.
source: https://www.persee.fr/doc/caoum_0373-5834_1980_num_33_130_2937

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